Il est intéressant de constater que la réflexologie s’est développée sous diverses formes dans des lieux très différents de la planète et à des époques variées.

On retrouve des traces de cette pratique :
- en Chine avec la Médecine Traditionnelle Chinoise datée de 1 250 ans avant J-C
- en Inde avec la Médecine Ayurvédique depuis 5 000 ans
- dans le Bouddhisme et l’Indouisme
- en Égypte, en 1979, un bas-relief (datant de plus de 2000 ans avant J.C.) a été retrouvé dans la tombe d’un médecin célèbre de l’époque, prénommé Ankmahor. On y voit des hommes se massant les pieds et les mains. D’après l’institut de Papyrus au Caire, les hiéroglyphes signifient : « Ne me fais pas mal » le praticien répond « Je ferais en sorte que tu me remercies ».
- Les premiers Amérindiens utilisaient des techniques de soins similaires à base de massages plantaire. En Amérique du nord, les indiens des tribus Cherokee. (Jim Rolls, un indien Cherokee réflexologue aux états unis, indique que sa méthode vient de pratiques traditionnelles utilisées dans sa famille depuis les années 1690)
- Au Pérou, environ 12 000 ans avant J.C., l’ancienne civilisation des Incas a pratiqué le massage réflexe des pieds.


En Europe
- On entend parler de la réflexologie bien des siècles plus tard.
- Les contributions des européens sont essentiellement des études et des recherches publiées sur ses thérapies venant d’ailleurs.
- En 1582 en Italie les Dr Adamus et Atatis ont publié un ouvrage sur les thérapies par les zones réflexes.
- En 1890, les neurologues Henry Head et Mackensie, en Angleterre, ont fait des recherches sur le lien entre des segments de peau et des organes internes, ils réalisent un plan montrant des zones de la peau associées à des maladies d’organes internes.
- En 1902 L’Allemand, Alfonse Cornelius, il développe une technique où il masse des endroits douloureux du corps (appelés « points de pression ») pour obtenir un soulagement dans une autre partie du corps. Et il publie un livre sur les origines et les implications des points de pression.
- En 1911, Dr Barczewski, introduit une technique similaire sous le nom de « massage réflexe ».
Le terme « réflexology » apparait, au début du 20e siècle. Utilisé par un russe Vladimir Bekhtrev (un neurologue, neurophysiologiste et psychiatre russe).
Donc il y a eu tout un courant de pensée dans le monde médical qui s’est intéressé aux phénomènes relevant des relations entre les différentes parties du corps, et les termes « réflexologie » et « massage réflexe » étaient déjà utilisés.
Mais de nos jours quand on évoque la réflexologie, on parle de cette technique de soin développée aux États-Unis lors du début du 20e siècle, il s’agit là des plus grande avancées en matière de réflexologie plantaire. Parmi les personnes qui ont participé à cette avancée, on retrouve Eunice Ingham et le Dr Fitzgerald.
Le Dr William Hope Fitzgerald (1872-1942) développe, au début du 20e siècle, sa notion de points de pression. (On ignore toujours si l’origine de son travail à ce sujet vient de ses séjours en Chine ou en Europe. Il ne révèlera jamais la source de son inspiration.
Il utilisa sa méthode pour anesthésier des patients pendant les opérations dentaires ou chirurgicales ainsi que pour soulager du rhume des foins ou de la goutte.
Le Dr Fitzgerald travailla en collaboration avec d’autres médecins :
- Dr Edwin Bowers (écrivain et critique médical)
Il publia, en 1915, un article sur le travail du Dr Fitzgerald. (« To stop that toothache, squeeze your toe » – Pour arrêter cette rage de dents, pincez votre orteil).
Puis, en 1916, un livre sur cette approche du toucher réflexe, après avoir étudié avec le Dr Fitzgerald. « Dr Fitzgerald’s Zone Therapy »
En 1917, ils vont écrire ensemble un nouvel ouvrage, « Zone Therapy, or relieving pain in the home » qui décrit comment soulager des douleurs en utilisant divers instruments, tels que des élastiques, des peignes ou des pinces à linge, sur les mains et les doigts.
Dans ce livre le Dr Fitzgerald explique comment il a découvert cette méthode, en appuyant sur la muqueuse du nez avec une sonde recouverte de coton. Il poursuivit ses recherches et retrouve les mêmes réactions au niveau de la langue, la bouche, la gorge, les mains, les pieds ainsi que toutes protubérances osseuses. Il remarque que la pression soulage la douleur mais aussi que la raison qui provoquait la douleur est souvent améliorée.
La thérapie des zones est basée sur l’idée que la pression sur une certaine partie du corps soulage la douleur (ou apporte un effet anesthésiant) dans une autre partie du corps située dans la même zone.
- Dr Joseph Shelby Riley
Approfondie la théorie des zones, publia plusieurs livres. C’est le premier à localiser les points réflexes sur les mains et les pieds.
C’est par son intermédiaire qu’ Eunice Ingham découvre la thérapie des zones.

L’apport le plus important de tous ces travaux est la « thérapie des zones », c’est l’idée que le corps est divisé en 10 lignes longitudinales imaginaires (5 du côté droit, 5 du côté gauche).
On voit que les zones s’étendent sur toute la longueur du corps, du sommet du crâne à l’extrémité des orteils.
Comme l’a fait le Dr Head (médecin Anglais) au 19e siècle, le Dr Fitzgerald découvre qu’une stimulation de la peau mène à une action réflexe : en travaillant n’importe où dans une zone, tout ce qui est situé dans cette même zone du corps sera alors affecté.

Eunice Ingham (1889-1974) est une masseuse et kinésithérapeute américaine.
En 1926 elle fut engagée comme masseuse par le Dr Riley et donc participa aux recherches sur la thérapie des zones.
En 1930, elle commence ses propres recherches. Elle se rend compte que les pieds sont encore plus sensibles que les mains, et donc elle se concentre sur les pieds.
Elle expérimente des techniques :
- Une fois les points douloureux localisés elle mettait des boules de coton avec du sparadrap sur les points pour les stimuler en marchant. Ce qui entrainait trop de stimulation et une réaction trop vive !
- Elle abandonna cette technique et finalement obtenait de meilleur résultat avec des doigts.
- Elle découvrit aussi qu’une pression alternée avait plus de résultat qu’une pression constante (utilisé dans la thérapie des zones qui apportait un effet anesthésiant).
- Elle travailla sur des milliers de pieds pour obtenir le lien entre points douloureux et symptômes (en travaillant également sur les personnes qui ont une réaction directe quand on exerce une pression).
- Elle établit une cartographie des zones réflexes du pied.

Elle développa et perfectionna sa technique tout au long de sa carrière. Elle a écrit plusieurs livres. Elle voyagea à travers tous les États-Unis pour faire des conférences, des séminaires … sur « la méthode Ingham de réflexologie par massage-compression ».
Elle créa la première école de réflexologie « l’institut national de réflexologie » qui deviendra plus tard « l’institut international de réflexologie ».
Dans les années 1950 son neveu Dwight Bayer la rejoint pour enseigner auprès d’elle.